LA TRANSFORMATION IMMINENTE DU SECTEUR DE L’IMMOBILIER

LA TRANSFORMATION IMMINENTE DU SECTEUR DE L’IMMOBILIER

Eh Oui, la transformation est imminente ! Et surtout, elle ne ratera personne!

Mais avant de poursuivre, faisons un petit rappel du constat de notre premier article de cette série intitulé « L’immobilier n’est pas en crise ».

Nous sommes actuellement concrètement devant deux réalités :

  • un recul concret dans les tendances globales du marché de l’immobilier selon les chiffres officiels de l’ANCFCC et de BAM avec un repli des transactions de 21,2 % en glissement annuel en 2025 ;
  • un avancement du pays vers une nouvelle réalité économique entamé depuis 2021 par l’adoption graduelle d’un nouveau modèle économique au Maroc.

Le Maroc est donc dans un processus de transition vers ce nouveau modèle économique, entraînant, dans sa dynamique du changement, l'écosystème de l’immobilier. Cette transition s’exprime par la mise en place de nouvelles réformes et pratiques qui est une rupture avec les anciens modèles et qui est principalement vécue par les acteurs du secteur de l’immobilier comme une crise.

On pourrait croire que tous les acteurs sont touchés, que c’est une tendance générale qui touche tous les acteurs de l’immobilier sans exception. Permettez- nous de vous dire que contrairement à cette croyance, certains subissent l’impact négatif de cette transition certes, tandis que d’autres ne semblent pas vraiment être touchés, et font, au contraire, de très bonnes affaires…

MAIS QUI POURRAIT DONC NE PAS ÊTRE TOUCHÉ PAR CETTE RUPTURE ?

Il existe une minorité dont les chiffres sont à la hausse depuis Janvier 2025. Il s’agit des représentants du secteur immobilier marocain coté en bourse dont la progression a été de près de 22% depuis Janvier 2025. On peut citer parmi ces représentants de grands groupes comme Alliances, Addoha, Résidences dar saada… Mais direz-vous, c’est logique, ce sont de grands groupes. Justement, et le secret qui fait que ce sont devenus de grands groupes, c’est l’adoption de stratégies et de modèles économiques qui permettent de tenir la barre très haut et de rester stables, souples et adaptés au marché, même dans une période comme celle que vit actuellement la majorité du secteur de l’immobilier. Alors sur quoi se basent leurs méthodologies? Ces acteurs ont des modèles qui se basent, entre autres, sur une culture d’entreprise, une connaissance du marché, des stratégies de positionnement, des ressources humaines qualifiées, un travail sur la confiance client, du branding, du marketing, de la publicité, la mobilisation de moyens et de ressources pour l’investissement dans le but de servir leurs visions respectives et objectifs… en somme, toute une structuration et un mode de fonctionnement qui leur permet d’arriver à leurs résultats actuels. Ce n’est donc pas un hasard s’ils se démarquent de l’ensemble.

Mais alors, les acteurs de l’immobilier qui sont impactés pourraient ne pas avoir les mêmes méthodologies d’approche? Oui, c’est certain! Et là nous arrivons bien à constater la différence entre les modèles économiques qui restent stables ou parviennent à se stabiliser en période de fort mouvement et de pleine transition vers le changement de modèle économique national et les modèles qui sont fortement impactés. Il faut préciser qu’un modèle économique stable ou capable de se stabiliser en période de « mouvement » n’est pas nécessairement lié à la taille de la structure qui l’adopte. Cependant, il s’agit d’un choix et d’un positionnement qui permettent un fonctionnement et l’avancement vers des objectifs chiffrés bien planifiés et calculés à l’avance.

La crise vécue n’est pas uniquement due à des facteurs externes, mais également à des facteurs endogènes à chaque structure elle-même.

L’avancement vers un nouveau modèle économique au niveau du système pays a mis en exergue la limite des modèles économiques actuels des acteurs de l’écosystème de l’immobilier qui en est un sous-système. Ce sous-système n’a pas entraîné dans sa tendance à la baisse les acteurs immobiliers représentants du secteur immobilier coté. Résultat, ce sont surtout les facteurs endogènes aux structures les plus touchées qui sont à questionner…

Ça voudrait dire quoi? Pour simplifier, ça voudrait dire que l’avancement vers un nouveau modèle économique national oblige de mettre à niveau, de revoir partiellement ou totalement les modèles économiques des structures des acteurs de l’écosystème de l’immobilier. Ça voudrait dire que les acteurs sont invités à passer par la même transition que le système national en mettant en place de nouvelles pratiques, nouvelles méthodologies et process de travail, et adopter ce qu’on appelle un « growth mindset », un état d’esprit de croissance.

De ce fait, les acteurs de l’immobilier ne peuvent plus se contenter de dépendre d’une aide extérieure venant du système national mais doivent également entrer dans le mouvement du changement en cours.

Ceci est une histoire de système et de sous-système. Si le système principal entre dans une dynamique, il entraîne avec lui tous ses sous-systèmes dans sa dynamique. La transformation structurelle économique marocaine entraînera, par conséquent, la transformation de l’écosystème de l’immobilier. C’est imminent!

Les acteurs de l’immobilier ont le choix: soit décider de prendre leur responsabilité par rapport à leurs affaires et choisir de changer en conscience en osant sortir de leur zone de confort et de leurs pratiques habituelles, soit décider de résister à ce changement en restant dans leurs positions et en attendant d’être sauvés par des aides extérieures ou par un… miracle…

Il devient nécessaire de commencer à agir. Chacun au niveau de son entité, mais sans rester isolé des autres acteurs de l’immobilier puisque cette transition économique et les problématiques vécues sont partagées par la majorité des acteurs. Nous savons tous que l’action du groupe a un effet levier certain sur l’action individuelle.

C’est important d’avoir des perspectives et expertises variées et complémentaires pour identifier ce qui va désormais fonctionner de ce qui ne va plus fonctionner. C’est important pour pouvoir répondre à la question: comment adopter un modèle économique stable sans être soi-même une grande structure ou un grand groupe immobilier ? C’est nécessaire pour adopter les outils et stratégies adéquats pour relancer la croissance, et surtout, c’est important pour clarifier la vision et en définir la meilleure à avoir dans le contexte actuel.

Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous donnons rendez-vous dans notre prochain article. A très bientôt.

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