L’IMMOBILIER N’EST PAS EN CRISE

L’IMMOBILIER N’EST PAS EN CRISE

Nous voyons déjà vos regards dubitatifs. Oui, vous avez bien lu: l’immobilier n’est pas en crise!

Et il ne s’agit pas juste d’un titre accrocheur, pour faire, comme on dit, « le buzz », mais bel et bien d’une réalité que cet article va tenter de vous démontrer. Permettez-nous de commencer par le commencement.

Les chiffres officiels publiés, par l’ANCFCC et Bank Al Maghrib, relatifs aux tendances globales du marché immobilier révèlent un repli du nombre de transactions et une quasi stagnation de l’indice des prix des actifs immobiliers au 2ème trimestre 2025.

Si on y voit de plus près, ces résultats se basent sur des statistiques, qui sont en réalité le résultat, entre autres, de la réalité des pratiques des acteurs du secteur de l’immobilier, des pratiques sociales, du climat général de confiance, du contexte et de l’influence des politiques et des réformes nationales, de la conjoncture économique...

POURQUOI PARLE-T-ON DE CRISE ?

  • Les acteurs du secteur de l’immobilier qualifient la chute des ventes et la stagnation du marché immobilier de crise car cela constitue, à leur sens, une source de déséquilibre entraînant un ralentissement général de leurs activités, menant à des baisses de revenus, de rentabilité, causant des pressions financières sur leurs affaires en général.
  • Les acquéreurs parlent de crise car le marché ne répond pas à leurs besoins en étant de moins en moins adapté à leurs moyens et à leurs attentes.
  • Les acteurs publics parlent de crise car l’écosystème de l’immobilier est un moteur de l’économie nationale. Par conséquent, une crise dans le secteur de l’immobilier peut impacter l’économie nationale et mener à son ralentissement.

Alors pourquoi disons-nous qu’il n’y a pas de crise alors que toutes les preuves qu’une crise est bien là?

CE QUE PERSONNE NE VOUS DIT SUR LE SECTEUR IMMOBILIER

Si nous nous basons uniquement sur les résultats sus mentionnés, on pourrait certes qualifier le secteur de l’immobilier en crise. Mais si nous élargissons notre angle de vue, et que nous prenons en considération le système national actuel dont l’écosystème immobilier n’est qu’un sous système, nous serons mis devant l’évidence que ce que subit actuellement le secteur de l’immobilier n’est que le résultat du mouvement de changement entamé par et pour le pays.

Nous savons tous que le Maroc a débuté depuis 2021 la mise en place d’un nouveau modèle économique, entamant un processus de transformation structurelle de l’économie nationale incluant un renforcement du capital humain, une inclusion sociale et un développement régional. Plusieurs leviers de transformation et des réformes ont été mis en place afin d’accélérer ce processus de transformation.

Les perspectives du changement national sont optimistes. Dans ce mouvement, plusieurs pratiques sont en mutation, notamment la numérisation des établissements et organismes publics qui marquent un changement dans les modes de fonctionnement et de travail du secteur public. Le processus est toujours en cours concernant tous les dossiers nationaux facilitant cette transformation. Ce changement en cours dans le système national impacte, sans conteste, tous les secteurs du pays et notamment le secteur de l’immobilier.

Le changement en cours est un mouvement vers de nouvelles pratiques et une nouvelle réalité, nécessitant une rupture avec les pratiques actuelles et la réalité actuelle. Cela nécessite de passer par une phase de transition, un pont entre l’état A de départ, vers l’état B d’arrivée. Le Maroc est actuellement sur ce pont, dans cette phase de transition. Et durant cette phase, il doit traverser plusieurs changements graduels qui sont perçus comme des ruptures par les secteurs impactés.

Donc nous sommes concrètement devant deux réalités :

  • un recul concret dans les tendances globales du marché de l’immobilier
  • un avancement du pays vers une nouvelle réalité économique

Le secteur de l’immobilier étant un moteur de l’économie nationale, elle en a donc besoin pour continuer son avancement. Le recul actuel du marché de l’immobilier est, à la fois, une conséquence et un passage nécessaire dans le processus de changement structurel de l’économie nationale et, de manière plus large, de la mise en place du nouveau modèle de développement national.

L’immobilier n’est pas en crise. Il est entré dans une phase de transition vers une nouvelle réalité, impacté par la réalité économique et sociale. Il fait partie du mouvement de transformation du système national. Il reste et restera le moteur de l’économie. Ne dit-on pas que quand le bâtiment va tout va? Eh bien par extension, quand l’immobilier va tout va. Ses tendances pourraient bien s’améliorer.

Mais pour ce faire, le secteur de l’immobilier a besoin de s’insérer dans cette dynamique du changement et de faire de ce recul actuel une opportunité pour évoluer autrement. Pourquoi? Parce que la transformation du secteur de l’immobilier est imminente dans un pays et une société en pleine mutation.

Comment les acteurs de l’écosystème pourraient faire de ce recul une opportunité d’évolution? Par quoi pourraient-ils commencer? Quels actions pourraient participer à redynamiser le secteur? ...

Pour le savoir, soyez au rendez-vous dans notre prochain article.

Par l’équipe Proptekme

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