VERS UNE NOUVELLE ÈRE IMMOBILIÈRE

VERS UNE NOUVELLE ÈRE IMMOBILIÈRE

Dans le contexte marocain actuel, il est devenu nécessaire, voire presque obligatoire, pour le secteur de l’immobilier, d’avancer vers le même changement qui s’opère à grande échelle dans le pays.

Nous l’avons mis en exergue dans l’article précédent, intitulé : « La transformation imminente du secteur de l’immobilier. S’adapter ou décroître. ».

En effet, il s’agit soit de s’adapter au mouvement de transformation structurelle économique nationale, qui vise la croissance après une phase transitoire de mise en place, soit commencer à faire face à un éventuel risque de décroissance en choisissant d’ignorer ou de résister à ce mouvement.

La question que pourraient se poser un grand nombre serait: « Mais alors, est-ce que s’adapter et changer voudrait dire tout recommencer de zéro, et remettre en question tous les acquis d’années de labeurs? ». La réponse est bien évidemment : « non ».

Même si les acteurs de l’immobilier devaient remettre à leur niveau en question toute leur structure économique respective de travail mise en place actuellement , il est logique que tout recommencement a pour base, entre autres, une expérience, une expertise, de la connaissance, du savoir et bien d’autres… en plus d’une présence sur le marché.

Quand on parle de s’adapter, il s’agit, certes, de laisser aller certaines pratiques, process, méthodologies pour accepter d’en accueillir de nouveaux, mais cela ne veut pas pour autant dire dénaturer complètement le système déjà mis en place par chacun des acteurs.

Au contraire, ce qui demandé est de muter vers une forme plus adaptée tout en restant ancré dans les valeurs intrinsèques de chacun, respecter ses spécificités, renforcer ses racines pour pouvoir s’élever à l’image d’une structure de grande hauteur vers la croissance.

Il est important de dépasser les craintes de perdre les acquis, en acceptant que certains sont devenus, ou risquent de devenir obsolètes, à mesure que le temps passe et que le pays se rapproche de son nouveau modèle économique.

Croître, c’est accepter de grandir, de développer de meilleures pratiques, idées et croyances, en décidant de s’alléger avec gratitude de ce qui ne sert ou ne servira plus.

On entre, alors, dans un mouvement conscient de changement et d’amélioration avec souplesse et efficience.

MAIS ALORS, COMMENT PROCÉDER?

Si nous reprenons l’image de la structure de grande hauteur, nous serons toutes et tous d’accord que sa construction nécessite de mobiliser plusieurs corps de métiers, expertises, moyens, outils, stratégies, planification et bien d’autres éléments.

L’écosystème de l’immobilier étant le moteur de l’économie marocaine, on peut considérer qu’il représente cette grande structure.

Chacun de ses acteurs joue donc un rôle dans sa construction et impacte son mouvement vers la croissance ou la décroissance.

Et en contrepartie, la bonne santé du secteur de l’immobilier profite à tous ses acteurs, tout en profitant à l’économie du pays.

LES DESTINS SONT TOUS LIÉS

Il est important d’en prendre conscience ou de ne pas l’ignorer. Les acteurs de l’immobilier ne subissent pas ce qu’ils vivent comme une crise de l’immobilier. Ce ne sont pas des victimes de facteurs exogènes, mais ils en sont, en réalité, les acteurs principaux; tout comme il est possible, pour eux, de devenir les acteurs de leur propre croissance en prenant en main les facteurs endogènes à leurs propres systèmes de fonctionnement et à celui de l’écosystème de l’immobilier.

Nous sommes entrés dans une ère où la révolution technologique donne l’accès à d’infinies possibilités et permet de faire effet levier dans tous les domaines. Beaucoup d’outils sont à disposition à cet effet.

Cependant, beaucoup semblent croire que la technologie est leur unique solution et sauveur, et leur unique possibilité vers la croissance rapide. Tout le monde s’y met ou voudrait s’y mettre. Mais beaucoup semblent également oublier qu’il s’agit, avant tout, de la combinaison d’outils performants, d’expertise, de métier, de connaissance, d’expérience … ce qui n’est pas nécessairement la spécialité, ni l’expertise des acteurs de l’immobilier qui choisissent ce modèle…

Ensuite, certains acteurs de l’immobilier pourraient considérer rester économiquement indépendants de l’écosystème uniquement grâce à l’usage de la technologie. Ce qui correspondrait à s’isoler du reste du secteur en faisant le choix de ne pas s’intéresser à la dynamique actuelle de l’écosystème et à son devenir. Cette méthodologie d’approche pourrait ressembler à la volonté de construire une structure, dans un environnement isolé, en utilisant des machines, sans faire appel à des experts expérimentés du domaine…

A CE NIVEAU, DEUX GRANDS POINTS RESSORTENT :

  • La nécessité de la prise en main du secteur de l’immobilier par ses acteurs, en ne subissant plus, mais en devenant de vrais acteurs qui s’adaptent au nouveau contexte économique national en restant conscients que leurs destins respectifs et celui de tout l’écosystème sont liés;
  • L’opportunité offerte par la révolution technologique pour favoriser une croissance économique rapide.

UNE ÈRE EXCEPTIONNELLE ET INCOMPARABLE

Cette ère offre donc une double opportunité: celle de deux effets leviers possibles pour l’écosystème:

  • la mise en place d’une action de groupe bien structurée visant la bonne santé et la croissance à la fois des entités et de l’écosystème;
  • L’usage du digital et des expertises qui y sont liées en tant qu’accélérateur de la croissance.

Combinés ensemble, ces deux effets leviers sont l’opportunité actuelle pour les acteurs de l’écosystème d’entrer dans le mouvement du changement actuel et d’accéder à une autonomie économique.

En effet, les acteurs qui restent seuls à développer leurs entités sans implication dans le mouvement en cours du secteur et celui du changement du pays, choisissent ce qu’on appelle communément l’indépendance économique.

Alors que ceux qui choisissent d’entrer dans une dynamique de groupe impliqué par la destinée du système pays et de l’écosystème de l’immobilier choisissent de travailler dans ce qu’on appelle l’interdépendance économique.

Et c’est l’interdépendance qui est la forme de collaboration et le modèle qui permet, sans conteste, d’accéder à une autonomie économique qui est nettement supérieure à la l’indépendance économique.

POURQUOI CHOISIR L’INTERDÉPENDANCE ?

  • Parce qu’être ensemble, c’est plus favorable et plus bénéfique qu’être seul.
  • Parce qu’il est devenu nécessaire que l’écosystème devienne une grande structure stable ou qui pourrait se stabiliser rapidement à l’image des grandes structures et ce, quelques soient les mouvements et les changements économiques du système pays. Et qui dit stabilité de l’écosystème, dit bonne santé des affaires et du marché.
  • Parce qu’il est important que l’immobilier soit un bon moteur de l’économie nationale pour entretenir un marché dynamique…

Le temps est donc venu d’entrer dans cette nouvelle ère emplie de possibilités infinies.

Il est temps de se rassembler dans un grand réseau travaillant ensemble pour l’avenir de chacun des acteurs de l’immobilier et pour celui de tout le secteur de l’immobilier.

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